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Voyage à Nazaré suite



Au petit matin la mer et le vent sont tombés, la journée est belle, il n’y a plus de vent je suis à 80 milles des côtes il n’y a plus de trafic, je suis seul au milieu de nulle part la journée est magnifique, une mer d’huile cela me donne envie d’aller nager, je suis seul sur le bateau et je n’ai pas le droit de quitter le bateau trop dangereux. En milieu de l'après-midi des dauphins viennent s’amuser avec l’étrave d’Esteban, un moment magique qui dure une bonne partie de l’après-midi. La journée se passe bien le vent est faible, la nuit est assez clair et la navigation est agréable.





Le lendemain en plein milieu du Golf de Gascogne, loin de tout, en pleine après-midi, pendant une sieste bien mérité, je me fais réveiller par un souffle d’air très puissant je devine dans ma couchette qu’une baleine se trouve à côté du bateau, je me lève, je mets mon harnais et je m’attache avec ma ligne de vie, en effet un grand cachalot se trouve à quelques mètres du bateau. C’est magnifique et très impressionnant, un sentiment de puissance que dégage la baleine. Le cétacé fait trois à quatre fois la taille du bateau, un coup de queue et il n’y a plus d’Esteban. Je fais un relevé météo qui me confirme: un vent ouest de 10 à 15 noeuds, il n'y a pas de houle. Pendant la nuit, je commence à me rapprocher des côtes Espagnoles et je me prends le safran dans un filet de pèche abandonné. Après plusieurs dizaines de minutes, j'arrive enfin à me dégager et je continue ma navigation. Mon relevé de météo du matin et le un mail de Bernard me confirment que le vent se lève fortement, 30 noeuds et en plus il est de pleine face. Je prends la décision de faire une escale à Gijon pour me mettre à l'abri, je suis à 40 milles des côtes. Petit à petit, je vois se dessiner la côte que j'ai vue disparaître il y a trois jours. Je n'avance pas très vite 4 à 5 noeuds, je sais, j'ai 10 bonnes heures de navigation et que j'arriverai à Gijon dans la nuit. L'entré du port est très impressionnante, j'ai sur le côté tribord un immense mur, qui parait interminable. Je vois le port de plaisance sur le côté babord, où je peux ammarer le bateau et aller passer une bonne nuit. Je reste à Gijon pendant sept jours, visite de la ville, petits travaux sur le bateau rien important, resto, lecture. Je me m'aperçois que la barrière de la langue est vraiment un gros problème.





Au bout de sept jours, je trouve une fenêtre météo qui me permet de reprendre le large. Je vais naviguer jusqu'à la Corogne, j'ai 120 milles à faire en cabotage, 24h de navigation, je serai à environ 10 à 20 milles des côtes. Tout le long de cette navigation, je suis vent de près (vent de face à 40°- 45°). La navigation se passe bien, je suis trop près des côtes pour prendre le risque d'aller me reposer. Je suis dans un léger brouillard, un vent 10 à 15 noeuds. En pleine nuit, je vois sur mon AIS, qu'un paquebot vient droit sur moi. Il navigue à 25 noeuds et moi à 5 noeuds. Au début je ne l'aperçois que sur mon AIS, petit à petit je le vois apparaître et j'espère que lui aussi ma vue, sur son AIS. Cela dure plusieurs heures, mais il continue à venir droit sur moi. Je suis pas fière et tout d'un coup, je vois le bateau changer de cap pour passer à trois ou quatre cents mêtres de moi. Ouf! je continue ma navigation pour arriver dans le port de la Corogne en fin d'après-midi. Quand j'arrive dans le port, je communique avec la capitainnerie qui parle un peu le français. Il me demande la longeur du bateau quand je leur dit 6.2m, il pense ne pas comprendre et me demande de venir les rejoindre à la capitainerie pour voir tout cela. Je reste sur La Corogne huit jours, le temps de visiter, et de chercher une fenêtre météo qui me correspond pour passer le cap finisterre dans de bonne condition.


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